Fête de la musique. Paris. le 21 juin 2004.
Ma journée commence. Chaque année, je note la première musique qui me parvient à l'oreille le 21 juin et puis après je l'oublie. Cette année, je la note. Ce sont les oiseaux. (Que c'est bôôô).
Bon la première musique humaine qui me parvient, en fait, est celle que font 2 jeunes avec leur djembe, de l'autre côté de la place de la Réunion (située à Nation, c'est là que je vis).
J'ai un programme chargé, je ne traîne pas! Je me dirige vers le RER A, je vais à Châtelet/halles, pour aller ensuite sur Saint Michel,
Rue de la Harpe, voir et écouter, je vous le donne en mille...? Des harpistes! :) C'est marrant la fête de la musique!:)
Arrivée sur Saint Michel, j'entends sur la place de la musique des Andes (enfin des flûtes de pan en tout cas). Comme j'aime bien ce style, ni une ni deux, petit détour. Et là, qui c'est que je croise? Oscar, un grand ami à moi! Il est un des joueurs :). Il y a aussi Javier qui joue. Je les écoute un peu, et je décide d'aller Rue de la Harpe, avant que les harpistes s'en aillent.
J'arrive et au début de cette rue, je croise un groupe style cubain/antillais. Très bon. On a envie de danser! :) D'ailleurs, j'ai inconsciemment "bougé" en marchant tellement leur rythme était enivrant.
Je parcours encore la rue. Les restaurants, portes ouvertes, allument tous leur poste de musique, et la rue ne possède aucun silence. Pratiquement arrivée à la fin de la rue, je ne vois toujours pas de harpe celtique mais par contre, un groupe de rock hurle/braille (et ne joue pas forcément bien non plus). Si je trouve les harpistes, me dis-je alors, on doit pas beaucoup les entendre...
Je vois alors dans une rue annexe, la rue de la Parcheminière, un attroupement. J'y vais. Ils sont là mes harpistes! Le temps d'aller acheter des piles (l'APN est facétieux, toujours avoir des piles sur soi!) et de revenir.
Quels beaux instruments! Et qu'ils jouent bien!
Quelques URL, récupérées au passage:
http://www.harpeceltique.com et http://www.telennuruk.com, qui vous explique tout ce que vous n'avez jamais osé demander à propos de la harpe!:)
Les contacts pris (les musiciens sont très gentils et semblent patients, au vu des déplacements qu'ils ont du faire! N'hésitez pas à les contacter!), je repars place de Saint Michel, pour dire bonjour à Oscar. Ils sont en pause, ça tombe bien! Alors, son groupe, c'est Alborada. Ils sont 3 :).
Petite anecdote: pour l'avoir vu de mes yeux, je sais que, pour Oscar au moins, il fait lui même ses flûtes de pan.
Après avoir écouté, je repars. Mantus (Thomas Guittoneau) me contacte, il est sur Paris. Moi, c'est direction Porte de Choisy. On s'y rejoindra plus tard, vers 18h, non sans quelques petites mésaventures pour se retrouver (qui n'a pas connu cela au moins une fois dans sa vie!). Je corresponds par Châtelet, petit aléa -groupe non prévu dans le planning- de la fête de la musique, je tombe sur un groupe ukrainien fort animé dans les couloirs du métro. Hop, le temps d'écouter une petite chanson, de prendre des photos et une adresse (www.cabaret-slave.com).
J'arrive donc Porte de Choisy, Thomas m'y retrouve, on se dirige avenue d'Ivry, voir si elle aussi animée que l'année dernière. Eh bien non! Si ce n'est une chorale accompagnée d'un orgue électronique et de 3 danseuses très "animées" (là c'est de l'ironie), rien.
On coupe alors, et allons avenue de Choisy. Un spectacle Quê Huong est annoncé là, salle de la roulotte, à l'église Saint-Hippolyte. C'est de la musique instrumentale/vocale, avec Quynh Hanh (médaille d'or en musique vietnamienne), Quynh Rhuoc et Quynh Tien (coupe d'or de musique franco-vietnamienne). On est très bien accueillis, les musiciens, comme le public sont charmants.
"Dors mon enfant, tâche de dormir longtemps!
Ta maman repique le riz dans la rizière profonde et n'est pas encore rentrée
Si elle attrape une carpe ou poisson-chat
Elle le rapportera pour que tu le manges
Mon enfant, dors encore..."
Si c'est pas adorable!:)
Bon allez, j'ai quand même un bémol bien qu'on puisse en faire abstraction. Le décor derrière. Thomas, infographiste/graphiste de son état s'est déchiré les yeux. C'est vrai que le fluo, bon. Je déconseille. Ainsi que les couleurs pas complémentaires (style magenta/vert fluo). Mais pour la musique, je le redis, vraiment, j'ai adoré. :)
Nous sortons finalement, et on remonte l'avenue vers Place d'Italie. Mat (Mathieu Pillard, mon adorable petit ami), nous attend là-bas. On croise un groupe de rock, pas vraiment excellent. Devant le parvis du centre commercial d'Italie 2, il y a des danseurs de rue. On a raté la capoiera et le batucada (percussions brésiliennes).
Après les usuels petits problèmes de retrouvailles (et oui, jamais 2 sans 3 dans les ratages, on a manqué Mat), on se dirige tout les 3 vers la rue de la Butte aux Cailles.
Bon, trêve de plaisanterie, curiosité satisfaite, on repart vers Place d'Italie, en passant devant un groupe de variétés françaises, pas trop mauvais... Je n'ai malheureusement pas eu le temps de savoir qui c'était, j'étais en retard d'une heure sur mon planning! Mais ils étaient vraiment pas trop mal. Pour ceux qui y étaient, il y avait plein de tentes blanches juste derrière (ou devant, ça dépend de l'angle de vue!).
Comme ce que je veux écouter ensuite est près de Nation, j'en profite pour repasser chez moi, changer de chaussures (mes sandales se sont cassées quasiment dès le début et j'avais vraiment mal), prendre même un look plus disons "japonisant/punk" avec mes kickers et mes grandes chaussettes noires, mais surtout plus confortable, la soirée n'est pas encore commencée! Je décharge également mon APN -songer à demander pour ma fête une carte mémoire plus conséquente que 16 MB.
Et c'est reparti! Devant le métro Nation, un groupe de Gospel. Ils en ont! Même l'athée que je suis trouve ce type de musique vraiment belle. Et eux en étaient de bons représentants! Malheureusement, je n'ai pas le temps de prendre leur nom, et je m'engouffre dans le métro, accompagnée de l'irréductible Mat (oui, le 21 juin, me suivre n'est pas évident!).
On arrive à la station "rue des boulets", direction rue du chevreuil, pour au final s'apercevoir qu'on aurai eu tout aussi vite fait à pieds de Nation, mais passons.
On entre dans le café "les uns, les autres".
Les uns les autres, c'est LE troquet par excellence.
Toute l'essence de Paris (avec son caractère de titi) est là, et ça c'est un des rares Paris que j'apprécie. Mat et moi prenons le temps de boire un coup et de faire une pause, il va falloir marcher après.
Un peu de pub pour le bar qui fête du 30 juin au 16 juillet "le quatrième festival de l'été pourri". Sympa :).
On repart vers Nation, à pieds cette fois, pour prendre le RER A, arrêt Châtelet/halles. Rue des lombards est annoncé Acabame, du pop rock japonisant, ce que j'ai appelé toute la soirée Jpop. Malheureusement, dans les ratages, jamais 3 sans 4 pourrait-on dire, il est 21h30 passées, trop tard, Acabame, c'est manqué.
Cela dit, un petit bémol (bah oui, il y a souvent des bémols avec moi, c'est pas drôle): la prochaine fois, réglez un peu plus fort le micro de votre chanteur, on l'entendait pas vraiment. Dommage, lui au moins semblait avoir la voix adaptée (contrairement à celle d'Ashes of a dream;), cf plus haut) au répertoire!
On repart, plein de musiques diverses et variées sont présentes dans la rue, dont celle électronique provoquant un bouchon énorme à un moment donnée de la rue.
Il me semble d'ailleurs pas me souvenir que les chalkas -famille des percussions-, sorte de crécelle faite avec des sabots de chèvres en général, soit très "peuples indien d'Amérique Nord". C'est en vérité un instrument de la cordillère des andes, tout comme le sont quena et tarka (flûte d'origine incas) ou encore bombo (tambour au son très grave) et charango (guitare à 10 cordes, issu du métissage indien du sud américain et espagnol).
C'est là que, je fais 2 "rencontres" et que je me dis "le monde est vraiment petit" -tout le reste de la soirée, je me suis demandée qui j'allai encore rencontrer/apercevoir!
Tout d'abord Jiba (alias Jean-Baptiste Lamy) qui, fidèle à son habitude planait un peu... Il me raconte un peu ce qu'il a vu.
Il a vu une nonne, derrière le panthéon:
"elle chantait des chants religieux, ça commençait mou comme à l'église, puis très vite elle s'est mise à faire des effets de voix façon rock (yiéé, yiéé...). Puis elle s'est remise à chanter sur un rythme quasi-bourrin, style un peu traditionnel, très entraînant. Devant l'église, y'avait tout un groupe de jeunes qui dansaient avec le curé (plutôt jeune, lui genre 20-30 ans)", dixit Jiba. Bonne ambiance selon lui.:)
"Ils avaient un truc marrant aussi: le bob rose. Un chapeau assez laid que devait porter le dernier musicien à avoir fait une erreur. :-)", re-dixit Jiba, qui ajoute "sur la chanson "tout le monde se trompe", le guitariste avait une casquette avec une trompe d'éléphant et des oreilles pis un déguisement de canard sur une autre chanson".
Je le soupçonne d'avoir vu un groupe tendant un peu vers le ska, style où ses prétendants on ce type de divertissements... ;)
Voici leur site, pour les curieux: thorsepoile
Ils se situaient métro St Michel, à l'angle de la rue de la Bûcherie et de la rue Saint-Julien-le-Pauvre.
Quelle excellente transition! C'est justement un Julien que j'ai aperçu, pour ne pas le nommer Julien Delange (alias Soda) longeant le jardin derrière les halles :). Je ne sais pas si il m'a vu, et j'aurai pu lui courir après pour le rattraper -ce n'est pas l'envie qui m'a manqué!- mais, encore très en retard sur mon programme et lui étant avec des amis, je n'en ai rien fait, et Mat et moi sommes partis prendre le RER B cette fois, vers Denfert Rochereau.
C'est un des rares groupes avec lequel je ne suis pas allée discuter, mais bon, c'était pas évident non plus.
Eux aussi sont marrants sur scène. Allez, ;) extrait: "Il parait qu'il y a un match de foot ce soir? Et que la France a botté le cul à la Suisse? Bah nous on est pour les perdants!:)". A méditer :)
(Oui, je suis fan de beaucoup de choses mais de musique tout compte fait;)!)
Je voulais boucler par des concerts celtiques au Celtic Corner Pub, métro Commerce, 88, rue de la Croix-Nivert -Nibleue, désolée j'ai pas pu m'en empêcher!
Mais mes pieds (ainsi que le crâne de Mat qui a adoré cependant les Uncommon) criaient "Stop!", ma tête disait "Transports, JAMAIS PLUS!" et les odeurs des personnes ne suçant pas que des glaçons -pour reprendre une citation de mon papa :)- et ne fumant pas que des malboros ;) autour de moi me montaient au nez.
J'ai donc décidé de clôturer là ma ballade musicale, riches en rebondissements, et Mat et moi nous sommes assis, pour écouter les Uncommon, pendant que je terminai tranquilou (entre les types un peu pompettes faisant la fête en jouant au ballon avec des bouteilles de bière bon marché;)! ) ce papier que j'ai écrit en partie dans la journée, dans les transports!
Mais je ne possède pas le don d'ubicuité, je suis humaine (sisi je vous jure), et j'en ai d'ailleurs beaucoup fait, à la vérité. J'ai l'impression d'avoir vu/entendu plus de choses en une petite journée -je ne l'ai vraiment pas perdue- qu'en 2 mois entiers!
Pour conclure cet article sur le 21 juin, c'est évidement un des jours de l'année que je préfère, en grande amatrice de musique que je suis et je dirai que Monsieur Lang a vraiment eu l'idée du siècle avec cette fête. En plus, je trouve qu'il l'a placée dans l'année de manière plus que judicieuse (c'est un malin).
Ce serait effectivement intéressant de faire ça:
- c'est un jour fêté internationalement, donc un point commun parmi tous sur la planète, et un moyen de se réunir par un des moyens d'expressions les plus anciens qu'il soit parmi les hommes, la musique.
- A Paris, ma carte va dans toutes les zones les jours fériés :) (ça c'est un argument quelque peu égocentrique, je l'admet mais qui ne l'est pas!)
- Et même politiquement ça ferait leur jeu, rendre les gens contents, c'est le meilleur moyen pour pas qu'ils râlent. Avec le foot ça marche bien! (sauf pour moi qui n'aime pas le foot bien sûr)
Le rendez-vous est pris au 21 juin prochain, plus qu'un an à attendre, ouaiiis, chic!:)





